Archive pour la catégorie ‘Illustration’

Dessine moi le chat de Schrödinger



No English this time folks, sorry, but I started the « Lost » comment in French ages ago. There’s a short one in English for you here: http://www.leblogdelamirabelle.net/46/47/a-shirt-a-shirt-my-kingdom-for-a-shirt/

Bon alors voilà, chose promise, chose due. Voici mon commentaire éclairée par 3 ampoules basse consommation de la dernière saison de « Lost ».

Schrödinger, Nathalie Schon, 2010


Consternation et barbe à papa ! « Lost » commence à me faire penser à un épisode de « Rambo ». Je n’ai toujours pas compris en quoi Saïd rend service en tuant le Japs. D’ailleurs ce type me dit quelque chose. C’est encore une star asiatique je parie, mais bon est-ce que la dernière saison ce n’est pas un peu tard pour attirer le public des nikons roses ?
Bref, on était partis sur un vieux film japs où le maître à penser allait révéler à Jack comment terminer cette histoire de façon vraisemblante (parce que ce n’est pas gagné, excusez-moi madame, excusez moi monsieur !). Jusqu’ici ok. Le voyage dans le temps c’est Einstein, c’est prouvé. L’ours blanc, la fumée, ça s’explique aussi. Jacob c’est le LSD qui trainait, mais là on nous ressort le vilain aux cheveux blancs que même Ben il tremble. En parlant de Ben, il ne quitte plus son air ébaubi celui-là qu’on a envie de le secouer, même Richard est nettement moins fun. Alors il reçu l’éternelle jeunesse en cadeau par Jacob ? Et voilà encore une perle scénaristique foutue en l’air. Franchement il n’y avait pas mieux à faire avec ça ? Genre, une expérience de la Dharma Initiative qui a mal tourné ou bien t’apprends en fait qu’il n’a jamais existé et que c’était une illusion collective qu’on aurait expliqué par quelques formules de physique quantique (on n’est plus à ça près !)
D’ailleurs on aurait pu lier ça aux chiffres du Loto.
Bref, ça donne la migraine tout ça et puis sans Sawyer ce n’est même plus drôle. Et Libby elle revient quand ? Et surtout: pourquoi ?
Et franchement ! Les diamants récupérés dans la tombe des deux gloires et beautés par Miles. Tout le monde vire salaud sur cette île, c’est hallucinant. Et il a su comment qu’ils ont été enterrés vivants ? Il n’était pas là, non ? Ne me dites pas qu’ils irradient des messages encore des années après.

Moi je comprends pourquoi l’acteur qui joue Saïd veut s’arrêter de préférence là tout de suite. Dans son quartier, les gosses doivent lui jeter des papayes pourries (pas parce qu’il joue un Irakien ex-pote à Saddam, viré travailleur humanitaire juste avant de trucider sauvagement un Japonais, mais parce qu’on commence à se tamponner royalement de l’avenir du personnage et ça c’est criminel vu le matériau).

La seule bonne idée c’est de montrer en parallèle la vie de notre joyeuse bande si la bombe avait explosé et si pas. Ca me rappelle une histoire de chat à la fois mort et pas mort. Attends je vais chercher. Bouge pas. Ah voilà. Allez hop, la Mirabelle révèle tout. Vous ne verrez plus « Lost » de la même façon:


«  L’expérience du chat de Schrödinger fut imaginée en 1935 par l’un des pères fondateurs de la mécanique quantique, Erwin Schrödinger, afin mettre en évidence des lacunes supposées de cette description du monde.

En mécanique quantique, le monde microscopique est décrit en terme de probabilités et le déterminisme classique n’existe plus. On ne peut plus parler de la position d’une particule, mais seulement de sa probabilité de se trouver en un endroit donné.(…)

Schrödinger 2, Nathalie Schon, 2010


L’expérience du chat de Schrödinger a justement été imaginée pour faire surgir l’indéterminisme microscopique dans le monde macroscopique de notre vie quotidienne. L’idée de Schrödinger consiste à placer un chat dans une boite fermée. Cette boite est pourvu d’un système destiné à tuer le chat (il s’agit évidemment d’une expérience de pensée.). Ce système est constitué d’un flacon de poison, d’une petite quantité de matière radioactive et d’un compteur Geiger. Lorsque la première désintégration d’un noyau radioactif se produit, le compteur Geiger réagit en déclenchant un mécanisme qui casse le flacon et libère le poison mortel. Ainsi, la désintégration d’un noyau radioactif, un processus microscopique, se traduit par la mort du chat, un événement macroscopique.

La désintégration d’un noyau radioactif est un processus purement quantique qui se décrit en termes de probabilités. Il est impossible de prévoir quel noyau se transformera en premier ou bien quand la première désintégration se produira. La seule chose que nous puissions calculer est la probabilité qu’un certain nombre de noyaux se soient désintégrés après un temps donné. Nous pouvons en particulier choisir une substance radioactive adéquate de telle façon qu’après cinq minutes, il y ait 50 pour cent de chances qu’un noyau se soit désintégré et 50 pour cent de chances que rien ne se soit produit.

Fermons donc la boite et patientons pendant cinq minutes. Puisque la désintégration radioactive s’exprime en termes de probabilités, le sort du chat ne peut être décrit qu’en termes similaires. Après cinq minutes, il y a donc 50 pour cent de chances que le chat soit mort et 50 pour cent de chances qu’il soit vivant.

Dans l’interprétation traditionnelle de la mécanique quantique, le chat n’est alors ni mort, ni vivant. Il se trouve dans une superposition de ces deux états. Ce n’est que lorsque nous ouvrons finalement la boite que l’un des deux états possibles devient la réalité. Le chat est alors soit vivant, soit mort.

L’interprétation traditionnelle de la mécanique quantique pose donc un problème. Il est possible d’imaginer qu’une particule se trouve dans une superposition d’états, chacun affecté d’une certaine probabilité. Cela devient en revanche très difficile lorsque l’on considère un objet macroscopique comme le chat en question. L’idée d’un animal ni mort, ni vivant, mais dans une superposition de ces états est plutôt difficile à accepter. C’est à ce problème que la théorie des univers parallèles vient apporter une solution élégante. »


Voir: Chat de Schrödinger

Vous avez compris ? Une boîte, ça ne vous dit rien ? Il n’y a pas de quoi. C’est sûr, être fan de « Star Trek », ça aide !

Voir aussi: Mes autres articles sur « Lost »



Lost version 70s etc…!


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Fantômes à Chinatown pendant l’année du tigre / Chinatown ghosts in the year of the tiger


Allez une petite dernière pour NY. Dis-donc, à Chinatown j’ai vu des esprits.

Last one in NY for the heck of it. I’ve seen ghosts in Chinatown!

simpleblanc

ghost2lowCanal Street, Nathalie Schon, 2010
simpleblanc

ghostlowCanal Street, Nathalie Schon, 2010
simpleblanc

ghost3low

Canal Street, Nathalie Schon, 2010



Et prochainement… »Lost » !

And soon… »Lost »!


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Tunnels et galeries / NY underground

Article in English below


Hier journée consacrée à l’art. Visite d’une expo trash indépendante puis d’une autre très audio (images transformées en sons par une ordinateur selon des règles mathématiques). Les 2 ont lieu à Soho. Plus de détails ici sous peu. Enfin j’étais à un vernissage à Montclair d’une expo consacrée à Al Capone et autres scandaleux (j’ai acheté un tableau représentant Eartha Kitt). Le proprio de la galerie a fait des photos genre commissariat de tous les joyeux visiteurs. Fun.

simpleblanc

eartha« Eartha », oeuvre collective

simpleblanc

Yesterday it was art day: first a visit to an independent expo then to another one dealing with pictures transformed into sounds by a computer (it’s mathematics, dude). Both are in Soho. More soon. Finally I went to a gallery opening on Al Capone and other infamous creatures in Montclair (I bought an Eartha Kitt picture). The galery’s owner took mugshots of us. Fun.

http://gallery-u.blogspot.com

simpleblanc


photo (1)Moi à l’expo sonore, Nathalie Schon, 2010



simpleblanc
tunnel ny2

Un des tunnels reliant New Jersey à NY, Nathalie Schon, 2010

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Quand Jamiri dessina la femme / Jamiri, Frau und Fiat

simpleblanc

Article in English below

simpleblanc

Qui dit que la BD est misogyne ? Chez Jamiri, auteur de BD allemand que j’ai découvert comme tout le monde à la fac à travers la revue UNICUM, c’est les femmes qui ont le dernier mot et en particulier sa chère et tendre Beate. C’est beau et réconfortant de voir enfin de la lucidité chez un artiste bédéesque.

Parce que d’habitude dans le monde de la BD, on a souvent droit aux aventures d’une nénette et de ses chiffons, copains, petits bobos. Même Boulet représente les femmes soit en petites créatures croquignolettes ou en gardienne du Graal de l’appartement bien nettoyé. On attend en vain un vrai rôle pour celle qui partage sa raclette. Alors je suis d’autant plus aise de côtoyer virtuellement Beate qui est un vrai personnage, véritable contrepoint à son dessinateur de mari qui aime se dépeindre comme un adolescent attardé aimant philosopher à un bout de comptoir ou derrière le volant de sa Fiat. On ne demandera si c’est vraiment autobiographique. On  n’est pas comme ça. C’est bien simple, sans Beate et son humour noir, la BD s’enfoncerait dans la coloc estudiantine bière-ronron-world-of-warcraft. Merci Beate de sauver notre monde. Mais trève de blabla, voici des exemples. Pour la dernière planche c’est à vous d’inventer la réplique béatienne qui tue !

simpleblanc

Who said that comics have to portray women as bimbos, even girly bimbos ? Jamiri, a German comic author I discovered like everybody else in the student magazine UNICUM, women are the smart ones you can’t do without and in particular his sweetheart Beate. Isn’t it nice to see a lucid comic artist ?

In the comic world, it’s usually all about the life of some girl, her clothes, her boyfriends, booboos. Even the cynical, dinosaur crazy, French comic author Boulet draws women as innocent dolls or gatekeepers of the cleanest flat. When will he give his other half a decent part ? So I’m all the happier to virtually share Beate’s life, as she’s a real character, a worthy opponent for her philosophing Fiat driving, bar hopping teenagey husband. I wonder if it’s autobiographical… OK let’s not ask. To put it in a nutshell, without Beate and her dry humor, the comic would turn into a ruthless beer-kitty-world-of-warcraft fraternity. Thank you Beate for saving the world. But talk is cheap so check out these examples. The last drawing is for you to fill out. Find Beate’s killer answer!

blanc

Une BD girlie différente

jamiri 3

Chéri, j’ai pris du poids ? Sois franc.

jamiri 3 bis

- Le truc perfide dans ce jeu, c’est qu’il n’y a pas de solution ! Si t’atteins ce niveau, t’as perdu !!!

- Celui qui programme un truc pareil a vraiment besoin d’un psychiatre !

blanc

La GUERRE des étoilessimpleblanc

jamiri 2

- Beate, toi aussi ressens la force de…

-Dégage, pauvre con !simpleblanc

jamiri

http://www.jamiri.com

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Présentation

Description : Blog avec mes histoires pas très sérieuses. Je suis l'auteur des textes, des illustrations et des photos (sauf mention contraire). Je suis également traductrice BD, littérature, ciné etc... pour l'allemand et l'anglais.
Pour me contacter : natjaschon@gmail.com


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