Archive pour la catégorie ‘Livre d’Histoire(s)’
Nouvelles depuis le Temazcal / News from the Temazcal
Somewhere in South America: the arrival of the Conquistadors *

En tant que maire je vous souhaite la bienvenue dans notre modeste ville !
As Mayor let me welcome you in our humble town!

Je sais pas mais j’aime pas le regard qu’ils jettent sur nos poteries.
I don’t know. Can’t say I like the way they look at our ceramic stuff.

J’ai dit: leur dis pas que t’es doré à l’or fin !!
I said: don’t tell them, you’re gold plated!!!
J’ai pris ces photos hier au Musée du Quai Branly.
J’ai deux amours, mon pays et Paris !
Article in English below:
C’est l’époque des expositions et musées qui ont largement contribué à l’identité de Paris: 1925 : Expo Internationale des Arts Décoratifs, 1931 : Musée des Colonies, 1937 : Palais de Tokyo.
Le musée des colonies qui est devenu le Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie (aujourd’hui Palais de la Porte Dorée avec déménagement des collections au Musée du Quai Branly), était mon favori.
Il fleurait un temps révolu et mélangeait des cultures dont le lien principal était la France. Le colonialisme a ceci de fascinant qu’il confronte des cultures (dans un rapport malheureusement souvent violent et inégal) et crée de nouvelles expressions artistiques et linguistiques : l’univers du créole, du pidgin… Ce qui m’a toujours sidéré c’est la présence de l’aquarium, qui quoique beau, créait une gêne, car il rappelait que dans les années 30 le colonisé et le monde animal étaient souvent vus dans un ensemble qui diluait l’humanité de l’autre.
Mais alors je pose la question suivante: la colonisation a-t-elle vraiment mis en contact ? Ou, si l’on préfère, de toutes les manières d’«établir contact», était-elle la meilleure ?
Je réponds non.
The Musée des Colonies, which became the Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie (today Palais de la Porte Dorée with a transfer of the collections to the Musée du Quai Branly), was my favorite.
What always amazed me was the presence of a huge aquarium in the museum. It felt weird, because it reminded the visitor that in the 30s, the colonized and the animal world were seen as a whole, denying the other’s humanity.
I recommend Aimé Césaire’s harsh criticism of colonialism in the 50s (it’s available in English under the title “Discourse on colonialism”) even if I can’t agree with everything he writes (it’s a very good versus evil picture of Europe and Africa, but it was a reaction to a deliriously optimistic vision of colonialism in that time). Here’s an excerpt.![]()

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